Partager l'article ! Revue de presse: HAVRE PRESSE 31 aout 2009 La classe pour une classiqueLes prix de la troisième classique Virginie-Hériot ont été remi ...

Une allure très particulière, propre à ce que Corinne Migraine, la présidente de la Société des régates du Havre (SRH), appelle « la belle plaisance » : des coques très effilées pour mieux fendre l'eau et l'air, donnant ainsi l'impression de glisser sur les
flots.
Tout au long du week-end, quinze voiliers d'exception, dont le côtre-pilote Marie-Fernand, ont participé à la troisième édition de la classique Virginie-Hériot, hommage à « une femme d'exception
», comme l'a souligné hier soir, à l'heure de la remise des prix, Chantal Ernoult, adjointe au maire du Havre en charge de la culture. Devant les plages du Havre et de Sainte-Adresse, les quinze embarcations, dont de nombreuses
issues du Conservatoire maritime du Havre, se sont livré bataille pour le plus grand bonheur des participants.
Cette régate était le point de départ à une rétrospective consacrée à Virginie Hériot, cette régatière hors du commun qui fut championne olympique en 1928 (notre édition de samedi dernier).
Habituée du plan d'eau du Havre, sur lequel elle aimait à s'entraîner, cette navigatrice avait de
multiples cordes à son arc. Elle écrivait et composait également des chants de marins.
Une exposition jusqu'au 8 novembre
Jusqu'au dimanche 8 novembre, une exposition lui est consacrée à l'espace André-Graillot, chaussée Kennedy. Grâce à de nombreux panneaux, le visiteur replonge dans l'univers de l'époque. Une
conférence consacrée à la vie de Virginie Hériot sera proposée le vendredi 18 septembre, à 18 heures, à la SRH, quai Tabarly. Elle sera donnée par Jean Dupont-Nivet, auteur de The Yatch Lady, une
biographie de la navigatrice française. Il signera son ouvrage le lendemain, samedi 19 septembre, à la librairie maritime Sillages, rue Victor-Hugo, à partir de 11 h 30.
Par ailleurs, des visites guidées et animées de l'exposition auront lieu lors des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre, puis le 11 octobre, ainsi que le 5 novembre.
L'exposition pourrait également profiter de l'afflux de visiteurs au Havre lors du départ de la Transat Jacques-Vabre, le
dimanche 8 novembre.
A noter, par ailleurs, qu'à l'occasion du départ de la course entre Le Havre et le Costa Rica, le Conservatoire maritime
s'installera dans le village de la Transat.
Catégorie jauge internationale
1er, « Kyla », bateau de 6 mètres, barré par Ronan Daniel, Sport nautique et plaisance du Havre (SNPH).
2e, « Maloru », bateau de 5,50 mètres, barré par Gilles Boutron, Société des Régates du Havre (SRH).
3e, « Alibi », bateau de 5,50 mètres, barré par Yves Gibon, Société des Régates du Havre (SRH).
Catégorie croiseurs
1er, « Néo-Vent », barré par Francis Barth, SRH.
2e, « Seabird », barré par Louis Jonquière, SRH.
3e, « Biack », barré par Vincent Prieur, SRH.
L’aventure baptisée « voyage au bout du bateau » avait encore à l’époque un parfum d’utopie et il fallait une bonne dose
d’enthousiasme et de ténacité pour espérer la mener à son terme. L’idée était de redonner confiance à un public qui a souvent perdu pied face au monde du travail.
Aujourd’hui à l’heure des bilans, le pari est gagné au-delà de toutes les espérances.
L’été venu, Kyla, le magnifique 6MJI (6 Mètres jauge internationale) était fin prêt et l’équipage disposé à en découdre sur les eaux du Léman. Et loin de jouer les figurants, les navigateurs se sont classés 49ème sur les 75 concurrents.
Le voilier a par ailleurs décroché le trophée des “Passionnés“ alors même qu’un autre voilier de course Calypso, celui-là datant de 1911,
restauré et entretenu au Conservatoire maritime pour le compte de l’association nationale Amérami, remportait le prix de l’élégance.
« Avec l’ensemble des partenaires qui nous ont soutenu dans ce projet, le conservatoire maritime peut légitimement être fier du chemin parcouru » se félicite le président. Au point
que l’encadrement technique du chantier, les bénévoles de l’association, le skipper… et bien sûr les membres du chantier d’insertion, ont oublié les mois de travail, de doutes et d’incertitudes
aussi, pour parvenir en beauté au bout de ce « voyage au bout du bateau ».